Hackaton Lyon

Jean et Laurent, deux développeurs AViSTO, ont participé les 9, 10 et 11 juin 2017 au Hackaton Hoomano, à Lyon. Après avoir rappelé ce qu’est un hackaton et avoir présenté l’événement, Jean nous raconte son week-end.

Hackaton Définition

Un hackaton est un néologisme constitué de deux termes : « hack » et « marathon » : « To hack (into) », c’est entrer par effraction dans un système ou un réseau informatique afin de le modifier. Comme un hackaton dure souvent tout un week-end, la référence au marathon est tout à fait pertinente.

Hackaton Hoomano

Le Hackaton Hoomano a pour particularité d’immerger ses participants dans le monde de la robotique. Ils ont l’occasion de concevoir et de développer les applications robotiques de demain sur les robots sociaux Pepper, Nao, Cozmo et Buddy.
Pour ce 1er hackathon, le sujet était « Rends-moi utile en 48h ! », un vrai challenge pour des non-initiés. AViSTO était est partenaire de l’événement.

Récit du Hackaton Hoomano

Vendredi soir : Nous assistons à la fin de la présentation générale de l’événement par Xavier Basset, le fondateur et CEO de Hoomano. Un rappel est effectué sur le coût des robots et du matériel mis à disposition, ce qui donne un aperçu de l’ambition de l’événement alors qu’il s’agit d’une première ! L’accent est également mis sur l’investissement attendu pour ce week-end, nous sommes invités à penser robot, manger robot et même dormir robot : c’est le début d’une aventure de deux jours au sein de la robotique totale !

Etant arrivés un peu après le début de la soirée de lancement, nous découvrons que les équipes sont déjà constituées. Nous décidons avec Laurent de monter une équipe de trois personnes avec un chercheur en intelligence artificielle et robotique, Simon, ayant pitché un projet en lien avec son sujet de recherche autour des agents intelligents. Nous commençons par discuter du projet autour d’un verre et d’un buffet froid afin de lier l’utile à l’agréable. L’objectif du week-end sera donc de développer un programme d’intelligence artificielle pour un robot afin que celui-ci soit capable de prendre conscience de son environnement dans un premier temps et soit capable de venir en aide à un utilisateur dans un second temps.

Nous choisissons d’utiliser le robot Cozmo de l’entreprise Anki pour ce projet. Le parallèle avec le robot de synthèse WALL-E du film Pixar du même nom est évident. Cozmo est un petit robot monté sur chenille capable de se déplacer, d’explorer son environnement et d’interagir avec un utilisateur. Le monde du robot sera constitué de cubes lumineux qui représenteront des zones de ravitaillement. Le robot sera le seul en mesure d’approvisionner les zones. L’utilisateur consomme le ravitaillement en appuyant sur un cube lumineux. Le robot est donc en charge de la survie de l’utilisateur, il doit également veiller à son niveau de charge afin de ne pas tomber en panne. Quels choix seront alors effectués par le robot ? Hédoniste, altruiste voire égoïste, c’était également ce que le projet voulait observer.

Nous terminons cette première soirée du hackathon par une mise en place des outils de collaboration et notamment d’un repository git ainsi que par des exécutions de petits programmes sur le robot afin d’appréhender les possibilités offertes par la bibliothèque Python fournie avec Cozmo.

Samedi : C’est la première véritable journée du hackathon. Après nous être restaurés avec un bon petit déjeuner concocté par l’organisation, nous commençons à diviser les tâches. Laurent et Simon s’intéressent au développement du modèle avec notamment la mémoire spatiale du robot ainsi que son système décisionnel tandis que je m’attache aux actions du robot et à son système de perception de l’environnement.

La journée avance au rythme des expérimentations des autres groupes, notamment de celui du robot farceur capable de raconter des blagues et d’adapter ses galéjades suivantes en fonction de la réaction de son auditoire. Les heures de programmation intenses afin de donner corps à notre projet sont interrompues par un barbecue méridien bienvenu.

En fin d’après-midi, l’organisation effectue un briefing sur ce qui sera attendu le lendemain en ce qui concerne la restitution du projet et l’évaluation des groupes. Nous sommes, en ce qui concerne notre groupe, bien loin de la partie marketing de notre projet. Nous déjouons même en ce qui concerne les possibilités du robot pour l’appréhension de son environnement. Des limitations techniques nous obligent même à revoir à la baisse les ambitions de notre projet. Nous décidons des parties de code qui pourront être récupérées afin d’être adaptées pour une deuxième version allégée de notre projet initial et des parties qui resteront à développer.

Dimanche : C’est le dernier jour de l’aventure. C’est le rush pour notre équipe, encore un peu déçu par le désenchantement de la veille, nous nous accrochons néanmoins afin de faire au mieux. La matinée est ainsi dédiée à la fin de la programmation de notre application. Nous parvenons à un résultat loin de nos attentes initiales mais présentant les concepts que nous souhaitions mettre en avant. Le robot agit plutôt en hédoniste, il privilégie d’abord son bonheur mais participe néanmoins à notre ravitaillement.

Il est déjà urgent de s’attaquer à la rédaction des slides qui accompagneront notre présentation de l’après-midi ainsi que du tournage d’une petite vidéo de présentation afin de s’éviter le fameux « effet démo ».

Julien nous rejoint afin d’assister aux présentations des différents groupes et remettre aux grands gagnants de ce premier hackathon Hoomano le premier prix. Cette éreintante mais sympathique aventure s’achève autour d’une collation. Il est déjà temps pour moi et Laurent de regagner Grenoble, la capitale des Alpes.

Conclusion :
Il s’agissait pour moi de mon premier hackathon. Le sujet de ce dernier et les moyens mis à disposition étaient particulièrement attractifs. La composition originale de l’équipe avec Simon était également d’un intérêt particulier pour moi. En effet, depuis un stage effectué en Norvège au sein du laboratoire national de recherches en cybersécurité, il ne m’avait plus était donné l’occasion de travailler avec le monde de la recherche. Enfin, je n’oublierai pas la qualité de l’organisation de l’événement avec des personnes disponibles et qui nous ont très convenablement sustentés.