
Au cœur du roundnet, un sport qui monte
Le roundnet, sport encore méconnu du grand public, séduit de plus en plus de joueurs par son accessibilité et son esprit convivial. Antoine, ingénieur DevOps à Grenoble et membre actif de la communauté roundnet, nous partage sa passion et son expérience. Rencontre avec un ambassadeur d’un sport en plein essor.
Un sport récent et accessible
Q : Pour commencer, Antoine, peux-tu expliquer ce qu’est le roundnet ?
Le roundnet est un sport d’équipe inspiré du volley. Il se joue à 2 contre 2 autour d’un petit filet rond posé au sol. Le principe est simple : chaque équipe dispose de trois touches, comme au volley, pour renvoyer la balle sur le filet. C’est une activité accessible qui nécessite peu d’équipement : un filet, une balle et un peu d’espace suffisent pour s’amuser.
Q : C’est donc un sport d’équipe ?
Exactement, même si une variante à 3 contre 3 existe, les compétitions officielles se jouent en 2 contre 2.
Une découverte en école d’ingénieurs
Q : Comment as-tu découvert le roundnet ?
Comme beaucoup en France, j’ai découvert ce sport en école d’ingénieurs, à Grenoble INP – Ense3. À Toulouse, un étudiant qui revenait des États-Unis a rapporté un set de roundnet et l’a fait découvrir au réseau INP.
À l’époque, ce sport commençait tout juste à se développer en France. J’ai poursuivi la pratique en rejoignant des groupes locaux et, il y a deux ans, nous avons fondé une association à Grenoble.
Q : Quel a été ton rôle dans cette association ?
Bien que je ne fasse pas partie du bureau, je suis l’un des membres fondateurs et un des plus anciens. J’aide à faire découvrir le sport en recrutant de nouveaux joueurs, en organisant des initiations et en transmettant les bases du jeu. Aujourd’hui, notre club compte 50 membres actifs, sans compter les nombreux joueurs qui gravitent autour de notre communauté.
Le plaisir de jouer et de progresser
Q : Qu’est-ce qui t’a attiré dans ce sport ?
Au début, c’est la simplicité et l’accessibilité qui m’ont séduit : un set coûte de 40 à 90 euros, et quelques mètres carrés dans un parc suffisent pour jouer. Mais ce qui me motive aujourd’hui, c’est à la fois la progression constante qu’on peut avoir et l’ambiance chaleureuse de la communauté. Les tournois, qu’ils soient en France ou en Europe, permettent de rencontrer des passionnés tout en relevant des défis sportifs.
Q : Participes-tu régulièrement à des compétitions ?
Oui, je participe à des tournois nationaux et européens. En France, il y a six grandes compétitions chaque année, dont les championnats de France individuels et par équipes. En Europe, j’ai déjà joué à Bologne et Berne, et l’ambiance est toujours fantastique.
Q : Quels sont tes résultats ?
Je joue actuellement en division avancée, le deuxième niveau national. Mon objectif est de progresser et d’intégrer la division élite, le plus haut niveau en France, d’ici 2025. Je fais partie des 100 meilleurs joueurs français.
Moments forts et perspectives d’avenir
Q : Quel moment t’a le plus marqué dans ta pratique du roundnet ?
Notre performance aux championnats de France des clubs en 2023 reste un souvenir inoubliable. Malgré les débuts récents de notre association grenobloise, nous avons réussi à atteindre la 5ᵉ place, un véritable exploit face à des clubs bien établis. Ce résultat a été une immense fierté pour toute l’équipe et a marqué une étape importante dans l’histoire de notre club.
Q : Comment vois-tu l’avenir du roundnet ?
Ce sport connaît une croissance rapide. En France, le nombre de licenciés est actuellement de 800, on en attend 1 500 l’année prochaine, et on pourrait atteindre 4 000 ou 5 000 joueurs dans un futur proche, comme en Allemagne. Je pense que nous verrons bientôt des ligues régionales pour structurer davantage la pratique. À Grenoble, nous sommes déjà impliqués dans l’organisation de tournois et avons établi des partenariats avec les collectivités locales pour accéder à des terrains adaptés.
Conseils pour débuter
Q : Quels conseils donnerais-tu à une personne qui souhaite se lancer ?
Le roundnet est un sport très accessible. Dans la plupart des grandes villes, il existe des associations ou des groupes informels. Il suffit de chercher sur les réseaux sociaux pour les trouver. Une fois sur place, pas besoin d’être un expert : on apprend vite et on s’amuse dès les premières parties.
Un équipement spécifique est-il nécessaire ?
Un filet et des balles suffisent pour commencer. Si le terrain est accidenté, des crampons peuvent être utiles, mais une simple tenue de sport fait très bien l’affaire.
Et à Grenoble, comment peut-on essayer le roundnet ?
Nous avons organisé une initiation pour les salariés d’ADVANS Group il y a deux mois, qui a réuni une vingtaine de collègues. Une prochaine session est prévue en mars, et nous espérons pouvoir en organiser régulièrement.
Un sport à suivre
Antoine est convaincu que le roundnet n’en est qu’à ses débuts en France. Entre les compétitions, les entraînements et les initiations, il y consacre près de sept heures par semaine. Une passion communicative qui donne envie d’essayer !
